TEXTE // Bertolt Brecht 
TRADUCTION // Mathilde Sobottke L’Arche Éditeur

MISE EN SCÈNE // Nora Granovsky
COLLABORATION DRAMATURGIQUE // Jean-Serge Sallh 
ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE // Sophie Affholder
 CRÉATEUR SONORE // Jérôme Castel
COSTUMES // Constance Allain
LUMIÈRES // Marc Laperrouze
SCÉNOGRAPHIE // Jane Joyet
RÉGISSEUR GÉNÉRAL // Benoît André
RÉGISSEUR SON // Simon Léopold

DISTRIBUTION //

WANG LE PORTEUR D’EAU – LE GAMIN __ Ambre Germain-Cartron
SHEN TÉ – SHUI TA __ Jade Crespy
LA VEUVE SHIN – LA PROPRIÉTAIRE MI TSU – Madame WANG __ Sophie Affholder
DIEU 1 – LE MARI __ Grégori Miège
DIEU 2 LA FEMME – PROSTITUÉE vieille __ Laure Catherin
LE NEVEU – LE POLICIER __ en cours
LE FRÈRE BOITEUX – LE MENUISIER – UN CHOMEUR __ en cours
LA BELLE-SOEUR ENCEINTE – PROSTITUÉE jeune __ Miya Péchillon
DIEU 3 – LE GRAND-PÈRE – LE BARBIER __ en cours
YANG SUN __ en cours

DES PASSANTS
UN MONSIEUR QUI ENTRE DANS LE DEBIT DE TABAC MONSIEUR FO (QU’ON NE VOIT PAS) 
HABITANT D’UNE MAISON 
DEUXIEME HABITANT D’UNE AUTRE MAISON
UN HOMME CLIENT DE SHEN TÉ

 

COMMUNICATION, COORDINATION // Margaux Licois – L’étincelle
ADMINISTRATION// Fanélie Honegger – Rêve ta prod

PRODUCTION // Compagnie BVZK

 

COPRODUCTIONS // Le Manège- scène nationale de Maubeuge; le Théâtre du Nord Centre Dramatique Lille Tourcoing, Maison des Arts du Léman, Thonon-les-Bains, actuellement en recherche de partenaires
SOUTIENS // DRAC Hauts-de-France, Conseil Régional Hauts-de-France, Département du Pas-de-Calais, Ville de Lille, Arts Scéniques Belgique, École du Nord, SPEDIDAM, ADAMI, en cours

 

C’est l’histoire d’une femme, Shen Té qui vit dans une contrée lointaine appelé le Se- Tchouan. Elle vend son corps pour subvenir à ses besoins. Un jour, trois dieux débarquent sur Terre à la recherche d’une bonne âme qui pourra les accueillir pour la nuit. Shen Té sera leur hôte. En échange de son hospitalité, les dieux la récompensent d’une belle somme d’argent et lui recommandent de persévérer dans sa bonté. Dès le lendemain, la jeune femme acquiert un débit de tabac. À peine installée, des voisins dans le besoin viennent frapper à sa porte pour lui réclamer l’aumône, le gîte et le couvert. Dans sa bonté, Shen Té accueille tout le monde. Très rapidement, ceux qui l’entourent tentent d’en tirer profit et de l’exploiter autant qu’ils le peuvent. Pour défendre ses intérêts et se protéger, la jeune femme va s’inventer un double : son cousin Shui Ta, homme de principe, intransigeant. Le jeune homme va remettre de l’ordre dans ses affaires et rendre l’entreprise florissante. Progressivement, il va inverser les rapports et exploiter à son tour le petit peuple qui l’entoure. 

À la manière d’une parabole, la pièce brosse un portrait critique du monde contemporain et de ses dérives. 

LE TROISIEME DIEU

Dans la résolution il était dit : « Le monde peut rester tel qu’il est s’il se trouve assez de bonnes âmes pour vivre une existence digne de l’être ».

La Bonne âme du Se-Tchouan, B. Brecht

 


Par ces temps – toujours – agités, la nécessité de porter de « grands » textes au plateau me semble s’imposer plus que jamais. Dans le même temps, nous devons penser la création dans des contraintes de production et de diffusion restreintes. Et je rêve encore d’un théâtre populaire, rassembleur, miroir de notre société, qui éveillerait les consciences endormies pour croire encore en une humanité digne. Peut-on toujours faire le pari qu’il est possible de transformer le monde ?  Comme le dit si bien Camus : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande : elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. » 

« Au temps d’Homère, les hommes s’offraient en spectacle aux dieux de l’Olympe. L’humanité est maintenant devenue suffisamment étrangère à elle-même pour vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre. » 

Walter Benjamin

 

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